La gazette du pays de Quimperlé

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Les bouffons tagueurs

Les bouffons tagueurs

Diverses solutions existent pour exprimer son mécontentement. Ces jours derniers, certains fantaisistes se sont adonnés aux plaisirs de l’art de la rue dans la cité quimperloise : le bombage. Le maire Quernez veille à ôter régulièrement toutes traces de tags afin que la cité reste accueillante. Les laisser, c’est inviter d’autres comiques à suivre le pas.

En ce moment, l’ambiance sociale est quelque peu tendue. Chacun y va de sa revendication personnelle, fini le temps des requêtes de masse. Ainsi, des amuseurs de rue expriment leurs faiblesses et déconvenues en s’adonnant aux tags.

En voici quelques spécimens comiques :

« La force des travailleurs, c’est la grève », écrivent-ils avec une bombe de peinture noire au niveau de la gare. Qu’ils n’hésitent pas un seul instant, qu’ils continuent ces grèvistes CGTistes à paralyser sans cesse le quotidien des Français. Heureusement pour ces syndicats non représentatifs des salariés que l’Etat les subventionne. La survie de ces troupeaux d’agitateurs n’est en aucun cas permise par le nombre de leurs adhérents mais bien grâce aux contribuables. Qu’ils fassent comme Edouard Martin ou encore plus près de chez nous, Olivier Le Bras, tous deux anciens leaders syndicalistes, reconvertis pour l’un en député européen et pour l’autre en conseiller régional sous l’étiquette PS. C’est à peine croyable, comment du jour au lendemain la liberté d’expression puisse passer au second plan. Comme quoi, faire de la politique, c’est à coup sûr vendre son âme au diable.

« PS = social traite » : qu’il est dur d’avoir voté pour un candidat estampillé à gauche et de devoir se rendre à l’évidence que ce Président n’allait pas tenir ses promesses de campagne électorale comme les autres d’ailleurs. Mais enfin, voyons, vous ne le saviez pas encore que les promesses d’hommes ou femmes politiques n’engagent que ceux qui y croient … Pauvres citoyens quand vont-ils se rendre compte qu’ils ne sont que les marionnettes des marionnettistes du pouvoir ?

« Tout le monde déteste la police » : là, ce graffiti n’engage que celui qui l’écrit. Début de cette année, les forces de l’ordre étaient acclamées et embrassées comme du bon pain par de nombreux citoyens car touchés par les horreurs sanguinaires. En quelques mois, les bonnes résolutions repartent à volo. Il est sans doute préférable de laisser le soin aux citoyens de gérer les incivilités quotidiennes puisque dotés d’un bon sens. Tant qu’à utiliser la palissade d’une banque en travaux en basse ville pour exprimer ces talents d’écrivain contre la police, il eut été aussi sympathique d’exprimer son attachement indéfectible pour les banquiers.

« Gérard, démission, enculés », compte tenu de l’endroit choisi pour manifester leur colère, la façade du bâtiment public qui loge la section locale de la CGT, il est probable que ces trublions soient des anciens proches du nommé Gérard. Une pensée pour l’ancien secrétaire syndical qui par ce tag est remercié avec doigté pour son investissement de longue date pour défendre les intérêts de ses camarades travailleurs. Il paraît qu’on ne peut être trahi que par ses amis. Il eût été plus judicieux de s’adresser à Philippe Martinez, secrétaire national de la CGT qui, lui, prend des petits déjeuners et petits fours régulièrement à Matignon, à l’Elysée mais aussi, au Ministère du travail.

Ou encore en ce même lieu, « Briseurs de motivation » : faut-il encore avoir quelques raisons qui poussent une personne dans une action. De moins en moins les rassemblements syndicaux attirent les foules.

Les protagonistes de cette virée nocturne nous ont montré leur médiocre talent de graffeur, qu’ils nous montrent maintenant leur dextérité pour le nettoyage de ces désagréments.

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