La gazette du pays de Quimperlé

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Il y a anguille sous roche

Il y a anguille sous roche

Tout va trop vite Monsieur le marquis. Le président de la Cocopaq Sébastien Miossec se démène comme un chef pour que des décisions cruciales soient prises avant la fin de l’année 2015. « Dépêchez-vous chers élus des 16 communes du territoire de donner votre assentiment au choix que nous avons déjà validé au sein de la communauté de commune du pays de Quimperlé encore appelée COCOPAQ pour quelques semaines »

Le discours bien rodé de notre président Miossec trouve comme par hasard, subitement, que des désavantages à ce que la communauté de commune se nomme Cocopaq sauf que c’est tout de même bien ses amis socialistes qui avaient choisi cet acronyme. Les temps changent, la trotteuse courre tellement vite quelle risque à tout moment de s’enrayer. Quimperlé Communauté semble plus adéquat.

Mi-Septembre l’élu Christophe Lescoat avait interpellé le président Miossec car très inquiet que les discussions concernant ce changement de nom étaient faites en catimini. A quoi serviraient alors des commissions au sein de la communauté de communes ? Début octobre, lors de la votation communautaire, le vœu de changement de nom a été acté à la majorité. Ceci n’a pas été vraiment difficile à obtenir, puisque les élus communautaires socialistes exécutent au doigt et à l’œil ce que leur « patron » exige d’eux. D’autres élus qui souhaitent garder leur libre arbitre ont manifesté leur désaccord lors de ce vote. Chaque commune doit acter maintenant ce changement de nom. Pourquoi alors ne pas avoir débattu en commission, consulté les communes puis ensuite voter lors du conseil communautaire.

Les commissions sont l’apanage de quelques-uns, les votations municipales sont une mise en scène démocratique, la votation communautaire Cocopaq à seule droit de cité. Dans le jargon des élus socialistes du pays de Quimperlé, toute cette pratique se nomme : la main mise.

Dans la foulée, la communauté de commune passerait à une communauté d’agglomération début 2016 grâce, semble t-il, à la loi NOTRe votée cet été qui permet cette mutation. Tous les arguments étudiés avec minutie sont étalés par le président Miossec : ça urge, le préfet a donné son feu vert, il existe des constructions entre la limite de la commune de Quimperlé et celle de Tréméven de moins de 200 mètres de distance, donc le compte est bon 15035 d’habitants… comme il l’explique merveilleusement bien, « sans entrer dans les détails, ce changement offrirait peut-être plus d’argent à la communauté ». P’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non. L’amateurisme parisien est arrivé dans nos villages. Bref, lorsque l’on veut faire passer en force des directives, tous les arguments mêmes les plus farfelus, sont mis sur la table.

Erwan Balanant pour sa part, porte-parole de l’opposition Quimperloise, a demandé il y a quelques jours, qu’une réunion d’informations soit organisée afin que les enjeux soient expliqués à tous les élus des communes. Ce qui ne semble pas superflu. En effet, il est demandé que ce changement soit validé par les 16 conseils municipaux avant le 10 décembre. Les débats risquent d’être animés.Tant qu’à faire il vaut mieux connaître les tenants et les aboutissants de ce changement.

Sébastien Miossec insiste bien sur le fait que rien ou presque va changer. Selon lui, la Cocopaq avait les compétences mais pas la reconnaissance. Tout ça pour ça ! Pourquoi tant d’élus : seule une poignée décide pour les autres d’appliquer à la lettre les consignes parisiennes mais aussi bruxelloises.

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