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Sans subventions, Tomahawk n’existerait pas

Sans subventions, Tomahawk n’existerait pas

Nous connaissions déjà les Arts de la rue, avec le Festivals des Rias sur le pays de Quimperlé, doté d’un budget qui frôle les 500 000 euros dont la programmation est gérée par Le Fourneau à Brest. Maintenant nous avons les Arts de la campagne par le biais du collectif Tomahawk dont le QG est sur la commune de Querrien avec un budget dont seuls les initiés ont eu connaissance.

Quelques copains en 2010 avaient décidé de monter une association de musiciens pour accompagner des groupes musicaux émergents, veulent faire table rase sur l’uniformisation de l’offre culturelle. Bingo, le gouvernement socialiste du moment lâche beaucoup de budget pour ce genre d’initiative, de plus nos élus locaux suivent le mouv’.

Ce collectif a mis en ligne depuis 2012, le pack Zicos. Un outil indispensable aux petits nouveaux. Il explique aux futurs interprètes, en long et en large, les moyens pour devenir des artistes indiscutables. Les conseils sont de tout ordre : ne pas hésiter un seul instant à demander des subventions par-ci par-là ou encore qu’il faut toujours garder de l’argent en espèces pour la poire. Quel statut juridique pour un groupe d’artistes ? Il est déconseillé de monter sa propre boîte car attention des impôts en perspective mais préférer le statut d’auto entrepreneur voire même encore une asso. A lire ou écouter ce collectif Tomahawk, les impôts, les taxes ou cotisations sociales, trop peu pour eux. Le Système ils n’en veulent pas mais acceptent avec un large sourire les subventions.

Dès 2013, 7 personnes salariées pour passer à 20 en 2015. Comment une association peut-elle rémunérer 20 salariés sans que les subventions n’arrivent par valises ou alors des contrats de travail très adaptés ? Une association de 20 salariés, paie-t-elle la contribution versement transport qui sert à favoriser le déplacement de bus vides sur le pays de Quimperlé ? Ce collectif est une association à but non lucratif type loi 1901. Il en ressort donc que les bénéfices engendrés par ces différentes manifestations ne doivent pas être le nerf de la guerre mais plutôt favoriser la création artistique.

Au fil des années, les partenariats publics comme privés s’associent à leur aventure. Les Communes, le Département, la Région, l’Europe, … Comme pour les Rias, les budgets alloués ne sont pas négligeables. Parti avec un budget modeste en 2011, le collectif Tomahawk bénéficie de la sympathie des élus de la Cocopaq, avec une subvention de 13 000 euros en 2013 pour passer à 16 000 euros en 2015 soit 23 % d’augmentation. Sans compter évidemment tous les autres bienfaiteurs publics et privés. La Cocopaq accorde cette aide afin que ce collectif puisse promouvoir : leur centre de ressources musicales actuelles, mettre en œuvre des concerts dédiés aux groupes de musiques émergents, aider au financement du poste de coordinateur de développement régional et européen, le développement d’un outil numérique d’aide à la diffusion. Rien que ça. Comme pour les Rias, un partenariat sur 3 ans dans un premier temps qui passera à 4 ans par la suite. Il faut bien assurer un certain avenir pour les intermittents du spectacle.

Avec une reconnaissance d’intérêt général par le Trésor Public, les gentils donateurs peuvent bénéficier d’une défiscalisation des dons. « Seule une contribution modique est demandée pour être membre de l’association, de 10 à 30 euros, compte tenu des bénéfices engendrés » dixit J.C. le coordinateur. En ce qui concerne l’entrée des spectacles, c’est gratuit ! Chacun donne ce qu’il veut c’est à dire très peu. Il semblerait que ceux qui soutiennent le plus ce projet ce sont les contribuables.

Ce collectif a pour perspective d’élargir le spectre de ses services aux artistes :

- rassembler leurs compétences autour de projets locaux, ainsi certainement, les autres associations de la commune de Querrien n’auraient plus lieu d’exister puisque doublon !

- mettre en place une plate-forme web pour mettre en relation les artistes, directeurs de salle, producteurs, techniciens, … ce qui enlèverait une épine du pied à Pôle Emploi du pays de Quimperlé entre autre et permettrait qu’enfin les intermittents du spectacles trouvent du travail. Sauf qu’à Pôle Emploi, des conseillers sont disponibles pour ce genre de mise en relation sans compter tous les sites qui existent déjà, encore un doublon !

- la création d’une salle de spectacle sur un terrain privé pour recevoir les artistes. J.C le coordinateur tient à préciser qu’aucune subvention n’a été demandée pour la construction de cet édifice. Le cahier des charges serait-il alors trop drastique ? Que de tracasserie administrative en perspective afin de mettre aux normes cette infrastructure qui accueillera du public.

« Mener une guérilla culturelle contre Le Music Business de masse ». Pas d’hésitation, il faut se jeter dans l’arène avec ses propres moyens financiers. Des boîtes privées offrent les mêmes services sauf qu’ici, les subventions coulent à flots.

Qu’il mette en ligne sur leur site, leurs comptes annuels à la connaissance des citoyens puisque subventionné.

Que la fête continue.

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Viviane S. 15/11/2015 18:11

Je viens de lire votre article, étant de l'UMP comme vous je ne peux qu'approuver. Néanmoins j'ai lu comment vous répondiez aux commentaires, c'est à dire à vos futurs électeurs... Je préfère m'abstenir plutôt que de voter pour un Etre comme vous.

La liberté de penser 16/11/2015 10:13

Comment pouvez-vous affirmer que je suis de "l'UMP" ?
Ne vous contentez pas de lire un seul article, si vous avez un peu de temps, lisez-en d'autres et vous verrez alors que ma liberté de penser ne me classe dans aucun parti politique. Gardez votre liberté de penser, ce n'est pas aux hommes et femmes politiques de penser à votre place.

Nicolas Sarkozy 05/11/2015 11:38

Seriez-vous une personne vexée de ne pas avoir eu de subvention ? Jalousie ? hum...

La liberté de penser 05/11/2015 12:06

Cher Nicolas Sarkozy, je suis flatté que vous lisiez la gazette. Il est vrai que dans votre cas, malheureusement à cause d'une mauvaise comptabilité aux présidentielles, vous n'aviez pas pu bénéficier du remboursement de votre campagne.
Vexé non, contribuable oui.

Cesaré 04/11/2015 16:04

Tout a été dit Théobald, merci d'avoir précisé quelques points qui n'étaient pas biens informés.

Théobald 03/11/2015 22:34

Connaissant très bien les indiens de Tomahawk, je souhaite vous dire que vous es très mal informé (et que vous commettez également quelques erreurs de logique).

- Avec un budget 10 fois moindre le festival Tomahawk attire une population de même importance que les Rias.
- Le collectif Tomahawk a toujours visé l'auto-financement, c'est à dire aucune subvention.
- Oui les subventions permettent au collectif de démarrer, c'est un fait. En échangé, l'animation culturelle du pays de Quimperlé est bien là. Avec des salariés qui vivent, et consomment, sur le territoire. Qu'en est-il de la société brestoise qui organise les Rias ? Par ailleurs l'utilisation des fonds publics est scrupuleusement surveillée (par les élus locaux et par l'Europe), que ce soit en terme de ressource humaine ou autre.
- L'augmentation du nombre de salariés concerne un projet européen qui dépasse largement le cadre de la cocopaq : aider les artistes et les diffuseurs de musique en France, au Royaume-Uni et plus tard en Europe. Le bénéfice que Tomahawk en tirera ? Wallou, nada, keutchi, zéro. Les alternatives ? Insatisfaisantes.
- Le bilan annuel de Tomahawk n'est évidemment pas un secret vu que toutes les données sont divulguées aux partenaires, administrations, et sont même affichées sur le grand tableau blanc dans le bureau de Tomahawk, ils peuvent difficilement faire plus transparent.
- Oui démarrer dans le secteur musical aujourd'hui n'est pas facile. Les diverses façons, légales, que le pack du zikos ne fait que recenser sont juste des béquilles qui permettent aux artistes un peu débrouillards de vivre un peu moins difficilement de leur métier.
- La plateforme web que Tomahawk lancera ce mois-ci n'a pas pour but de remplacer les conseillers pole emploi. En fait elle va même leur donner plus de boulot car de nombreux artistes n'osent pas, pas peur, ignorance ou pauvreté, se lancer dans la musique. Proposer un outil qui les aide à trouver des cachets d'intermittence, ça devrait faire plein de paperasse à gérer pour ledit Pole Emploi. Les deux plateformes seront complémentaires (et elles ne seront pas de trop de deux vu l'état de la création musicale en France).
- La création de la salle privée à Querrien... hé bien si vous veniez voir de vous-meme, vous constateriez que ce ne sera, et ne pourra jamais être, qu'une salle privée, comme un salon... en grand. Et je vous suggère de faire un devis pour mettre aux normes un ERP vis à vis des normes incendies et événementielles.
- Le mot guérilla culturelle s'impose quand on voit que les grandes structures culturelles (SMAC, par exemple) reçoivent des budgets colossaux mais ne contribuent que peu à la richesse culturelles du pays (en gros ils passent les mêmes stars parisiennes que les autres structures, dans une espèce de combat d'égos); tandis qu'au contraire les petits diffuseurs de musique (mais pour les autres formes de culture c'est pareil) ne reçoivent, et en plus se font taxer, entre autre par le monopole privé de perception des droits d'auteurs.

La liberté de penser 09/11/2015 09:41

Au lieu de mentionner des tuyaux percés et faire passer l'autre pour un gentil imbécile, renseignez-vous : société.com, pas pour une asso.
Vos "moyens concrêts", c'est connu.
Le propos de l'article ne se situait pas là : rajouter juste vos comptes annuels sur votre site et là sera parfait.
Votre activité de brasserie, siret and co, c'est connu aussi.
Lorsque l'on ne se connait pas, la politesse est le vouvoiement.
Bonne continuation dans vos projets.

Boudah 08/11/2015 21:04

Vous restez toujours sur un ton agressif, mais bon. Dans l'ordre :

- Je ne vous traite pas de fainéant parce vous avez des idées différentes. En outre vos idées sont très communes.

- Je vous ai donné des moyens concrets d'accéder à nos comptes, faites votre boulot de journaliste, si vous l’êtes. J'ai essayé de copier le lien ici mais cela semble interdit sur votre site.

- Oui la préfecture on connait. On bosse avec dès qu'on fait un événement. Infogreffe non par contre, on le garde sous le coude.

- La brasserie couille de loup et le collectif tomahawk ont la meme adresse mais sont deux structures différentes. Si vous visitez notre site puis cliquez sur le lien mentions légales, vous trouverez notre siret. C'est quand même dingue de devoir dire ça à un journaliste.

Pour le commentaire précédent :

- Vous êtes anonyme, comment pourrais-je savoir si on se connait ?

- Non l'opposition n'est pas pour synonyme de haine, mais au contraire de bonne santé mentale. Vous faites exception.

- Je suis d'accord, je vous ai lu par accident, cela ne se reproduira plus.

La liberté de penser 07/11/2015 19:32

Traiter quelqu'un de fainéant sous prétexte que l'opinion est différente, merci.
Quand nous n'avons pas les mêmes opinions que vous, nous sommes bons à rien.
Savez vous réellement où l'on peut consulter vos comptes à part sur votre panneaux d'affichage ? J'en doute.
Je vous conseillerai plutôt : infogreffe.fr !!!! et la préfecture, ça vous dit quelque chose ?

Je pense que vous vous mélangez les pinceaux : société.com c'est plutôt pour votre brasserie si vous êtes inscrit au registre du commerce.

La liberté de penser 07/11/2015 19:03

On se connait ? Sommes nous proche ? Votre pseudo ne me dit rien.
Chaque opposition est pour vous synonyme de haine, que voulez vous que j'y fasse.
Je vous propose tout simplement de ne pas me lire.

Boudah 07/11/2015 14:42

Et pour info on ne cache rien. Si vous n’êtes pas assez motivé pour nous rencontrer ou pour demander à une collectivité nos bilans officiels, sachez qu'ils sont également disponibles sur le net que vous aimez tant (par exemple societe.com). Une simple recherche google vous aurait donné satisfaction, fainéant.